Ciel mon Cycle ! 1/4 - Automne, Ô désespoir !

Ciel mon Cycle ! 1/4 - Automne, Ô désespoir !

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Automne, Ô désespoir !

À l'heure où j'écris ces lignes nous sommes au début du mois de Mars, officiellement Mois de l'Éveil et du Renouveau chez STB.

On a eu envie de  commencer une chronique sur les saisons, et de faire du lien entre ces dernières et les périodes de notre cycle.

Rien de révolutionnaire, et pourtant : explorer notre Cycle sous cet angle suppose qu'on ne le réduise pas à nos règles.

Alors même si on adore le printemps, ne mettons pas la charrue avant les boeufs, on n'y est pas encore ! Il ne s'agit pas pour moi de revenir en arrière mais d'attirer notre attention sur cette période particulière de notre cycle, qui est celle qui suit l'ovulation, quand il n'y a pas eu fécondation.

C'est assez rigolo, car il se trouve que F. Hudson -ponte dans le domaine du coaching- a modélisé les phases par lesquelles nous passons inexorablement quand nous traversons une période de changement. Et ça correspond quand même drôlement aux sensations et aux émotions que notre cycle nous invite -ou nous oblige ! - à traverser.

Hudson parle donc de doute, de frustration : il y a de l'énergie mais aussi de l'agacement, une sorte de désynchronisation.

Pour la femme c'est une saison interne complexe, où notre ambivalence peut se vivre de façon particulièrement intense. L'heure est un peu à la dep, on a souvent envie de tout...plaquer. On peut même s'interroger profondément sur le sens de notre vie, et se sentir tendue, agacée.

Mais c'est  aussi un temps de grande sensibilité et d'inspiration.

On peut percevoir une certaine nervosité grimper, on a envie de faire le tri, dans tous les domaines ; les placards comme les relations !

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Pour la Soignante, les symptômes de l'automne peuvent donner lieu à un festival

L'ambiance principale de cette saison étant le doute, dans nos métiers où l'on est censées savoir, la période qui suit l'ovulation est comme une période de deuil : notre corps s'est "paré" pour accueillir la Vie, a consacré toute son énergie à l'attendre.

Et le voilà comme déçu, triste. Et nous avec, bien inconsciemment ! Alors on se met à douter.

On peut remettre en question par exemple notre capacité à prendre soin de nos patients,  notre expertise, les projets thérapeutiques ...

On va repérer notre incompétence dans notre quotidien et dans nos relations avec nos patients et nos collègues.

On va pas se sentir à notre place.

Et si on s'était trompée de voie ?

C'est le parfait moment pour que le syndrome de l'imposteur  se déchaîne sévèrement,  jusqu'à nous mener à la conclusion qu'il y a eu une erreur de casting au moment de notre orientation professionnelle...

Je ne crois pas me tromper en affirmant que chacune d'entre nous a ressenti au moins une fois dans sa vie l'impérieuse évidence que la seule voie possible était la reconversion.

Pour les étudiantes ça donne souvent la sensation qu'on s'est plantée d'orientation, et ça génère donc une grosse angoisse. Ça vaut d'ailleurs la peine de le noter pour se rendre compte que ça revient régulièrement, genre...tous les mois !

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Ce tableau ne donne pas franchement envie

 On peut ressentir une profonde injustice. Et en même temps : après avoir compris le "pourquoi et le comment " de notre cyclicité, on va pouvoir choisir des attitudes cohérentes et respectueuses de chaque période. 

Se connaître donne le super pouvoir de s'apporter ce dont on a besoin, et de s'émanciper.

Alors en automne,  ce dont on  a particulièrement besoin, c'est de douceur !

S'il est impossible d'empêcher les feuilles de tomber, on n'évitera pas non plus la chute de nos hormones ! On peut en revanche l'adoucir, l'enrober en accompagnant la chute.

Chacune trouvera les moyens privilégiés de se donner de la douceur.

Au Niveau corporel, on peut tester la cohérence cardiaque, et/ou la respiration alternée, c'est hyper efficace.

Ce moment est aussi l'occasion par excellence de faire le fameux  ptit pas de côté :

On peut par exemple dresser une liste de ce qu'on pense de soi (généralement ce n'est pas rose), puis très lentement, barrer chaque mot jusqu'à sa disparition complète sous l'encre de notre crayon. De préférence en souriant !  Ce n'est pas magique mais on peut y prendre un certain plaisir, et ce qui est pris...n'est plus à prendre !

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C'est aussi un bon moment

Non je ne suis pas maso !

Mais pourquoi ne pas considérer les doutes et les remises en question comme des occasions qui nous sont données de voir les choses autrement ? Si elles ont leur raison d'être, c'est donc le bon moment pour les relever.

Notons donc d'abord l'objet de ces doutes ainsi que ce qui nous traverse. Un mot d'ordre :  pas de censure ! Ça nous servira pour la suite !

Le doute permet à l'alternative d'émerger  !

Toute notre énergie créatrice se déploie vers l'extérieur alors qu'elle était inconsciemment tournée vers l'intérieur. C'est donc un temps idéal pour la créativité,  le tri et le rangement.

Oui !!! Le moment rêvé pour se débarasser du superflu ! Tu les vois, les placards qui débordent ?!

Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d' une reconversion, une séparation, un arrêt de prise en charge d'un patient, c'est aussi la période ou surtout, surtout, il est important de ne pas prendre de décision !!!

 L'automne, paradoxalement, c'est un peu une période de désespoir, mais aussi un moment ou "des espoirs" sont permis, avant le rendez-vous avec l'hiver...promis, promis, le printemps arrive après !

Pour approfondir les différents aspects de cette saison singulière, nous avons sélectionné pour toi de jolies lectures , ainsi que des accompagnements spécifiques.